Le succès de « Comme avant », la boulangerie vintage de Chaumont-Gistoux

En octobre 2020, cela fera pile deux ans que Diego Devos a posé son pétrin dans le centre de Chaumont-Gistoux, dans le Brabant wallon. Il y a ouvert une petite boulangerie, qu’il qualifie de vintage : « Comme avant ».

Diego : J’aime bien le nom « Comme avant » car il résume bien mes projets de vie et professionnel. Fils de boulanger (Alain, mon papa, a lancé La Magie du Pain à Roux-Miroir), j’ai toujours connu l’atelier, la farine, le pétrin, la chaleur du four, le réveil à pas d’heure, l’odeur merveilleuse des pistolets frais. Mais aussi l’absence de vacances, car il faut alimenter le village en pains. Après avoir un peu cherché mon chemin, entre voyages au bout du monde et quelques piges dans l’Horeca, ouvrir ma propre boulangerie s’est imposé. Mais à la condition de ne pas travailler comme tout le monde…

Ne pas travailler comme les autres, cela signifie quoi concrètement ?

Diego : La course à la productivité ne m’intéresse pas. J’aime prendre mon temps quand je travaille. Quel aurait été le sens d’ouvrir une énième boulangerie dans le village et de proposer la même vision, les mêmes produits que mes confrères ?

Comment marquez-vous cette différence ?

Diego : D’abord dans le choix des composants. Je recherche toujours des produits les plus locaux possibles et issus de l’agriculture raisonnée ou bio. Ainsi, la plupart des farines que j’utilise proviennent du Moulin de Vencimont, dans nos Ardennes. Le miel que je propose dans ma boulangerie, ou les confitures, autre exemple, sont des productions 100% locales et garanties naturelles.

Votre boulangerie, Comme Avant, a directement connu un gros succès. Et cela continue !

Diego : Avant de me lancer, j’étais convaincu qu’un projet tel que le mien, avait besoin d’une adhésion populaire pour (bien) démarrer ! La page Facebook créée et entretenue par COCLICO a directement fait le buzz, 3 mois avant que je vende mon premier pain. Je m’y suis présenté avec mes doutes, mes envies et ma passion pour le pain d’autrefois. Aujourd’hui, la page compte près de 4.000 fans alors que la bourgade dépasse à peine les 11.000 habitants. Moi qui suis plutôt timide, j’ai dû apprendre à vivre avec une petite notoriété. Même la presse locale s’est intéressée au projet, du coup.

La page Facebook vous permet de conserver le contact avec vos clients. Et le site internet comme-avant.net, quelle est son utilité dans cette relation ?

Diego : J’accorde de l’importance au site, en complément de Facebook, car il permet aux nouveaux clients (ils sont de plus en plus nombreux à faire quelques dizaines de kilomètres pour venir chez moi) de vérifier l’info qu’ils ont découverte sur Facebook, via leurs amis. En outre, durant le confinement, COCLICO a rapidement mis en place un e-commerce qui me permet de diversifier mon activité en allant livrer, par exemple à Louvain-la-Neuve, où je réside. Une nouvelle clientèle s’est doucement imposée, qui ne vient pas nécessairement à la boutique.